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MARIUS Caius



STATUT

HH : Recherche. Date et heure vraisemblables. Heure locale, solaire vraie.

SOURCES

Encyclopédies & Biographies.
- "Vies", de Plutarque.

NOTES HISTORIQUES

Homme d'État romain et général, né à Cereatea, près d'Arpinum en pays Volsque en ~158, mort à Rome aux ides de de Janvier ~86.

L'année de naissance de Marius est imprécise. Les historiens modernes, se fiant à Plutarque qui le fait mourir à 70 ans, le font naître en ~157. Mais c'est ignorer d'autres témoignages antiques, notamment celui de Velleius Paterculus, qui écrit à propos des événements de ~88 : [Sulpicius] "s'allia à Caius Marius, qui, malgré ses 70 ans passés, continuait à convoiter commandements et provinces" et, plus loin encore : "Après six consulats et âgé de plus de 70 ans, Marius nu et disparaissant dans une vase qui ne laissait à découvert que ses yeux et son nez, fut arraché du milieu des roseaux près du marais de Marica, où il s'était caché pour échapper à la poursuite des cavaliers de Sylla". Selon ce témoignage plus précis que celui de Plutarque, Caius Marius est donc né en ~158.

Et effectivement le début de l'année ~158 est astrologiquement fort bien en phase avec la biographie du grand général. Des considérations astrologiques nous conduisent ainsi avec une bonne probabilité à la date de naissance suivante :
10 janvier ~158 JS en fin de matinée.
* Heure de naissance inconnue, établie d'après des considérations astrologiques à 11h 30m locale vraie.

Issu de la classe équestre, Marius naquit près de la petite ville d'Arpinum, qui verra aussi naître Cicéron. N'étant pas noble mais simple chevalier, il dut vaincre l'ostracisme hostile du Sénat avec l'aide du parti populaire (Populares) pour parvenir aux plus hautes charges de la République, jusque là réservées depuis toujours aux grandes familles de la noblesse. Ce succès des Populares contre le Sénat poursuivit la longue révolution sociale, déjà engagée par les Gracques, qui aboutit un siècle plus tard à la chute de la République au profit du Principat augustéen. Homme nouveau, Marius ne fut toléré que pour ses succès militaires par le Sénat qui lui opposa à la fin Sylla. La lutte entre les deux hommes fut féroce et se solda à coups de proscriptions sanglantes.

Excellent soldat, mu par une ambition sans bornes, Marius se distingua en Espagne (~133) avant de gravir le Cursus honorum, protégé par les Metelli. Discret lors de la tentative de prise du pouvoir par les Populares (assassinat des frères Grachus en ~133 & ~123), il adhère à cette cause en ~119 et commence à effrayer le Sénat par sa volonté réformiste. Devenu populaire lors de la guerre contre Jugurtha (dans laquelle son questeur Sylla devint son ennemi juré lors de la capture de Jugurtha), le Sénat tenta de freiner sa carrière jusqu'à ce que l'appui du parti populaire lui obtienne le consulat en ~106, devenant le cinquième homo novus de toute l'histoire de la République. Il entreprit alors une réforme décisive des armées, qu'il ouvrit aux prolétaires, en faisant ainsi un instrument dévouée à son chef et aspirant à la conquête de l'empire. Très populaire, il obtient ensuite le consulat sans discontinuer in abstentia de ~104 à ~100 dans le cadre de la guerre contre les Germains et ressort vainqueur de la double invasion des Cimbres et des Teutons en ~102 (Aix, automne) et ~101 (Verceil, 30 juillet). Grand général mais politique médiocre et autoritaire, il laissa massacrer ses anciens alliés à Rome par les démagogues des Populares (~100) et dut s'exiler en Afrique avant de prendre sa retraite. Rappelé en ~90 dans le cadre de la Guerre sociale, Marius se fit octrayer en ~88 le commandement de la guerre contre Mithridate, normalement dévolu à Sylla. La guerre civile éclata entre les deux hommes. Sylla, chassé de Rome par Marius, y entra avec ses légions en violant pour la première fois le poemerium sacré de la Ville, y instaurant les premières proscriptions. Marius, proscrit et en fuite, parvint à revenir à Rome en l'abscence de Sylla, occupé en Grèce, et se livra à son tour à de sanglantes proscriptions, qui ne s'éteignirent que par sa mort soudaine alors qu'il venait d'être réélu illégalement consul pour la septième fois. Il s'éteignit de fait quelques jours après sa prise de fonctions, le 13 janvier ~86 (soit le 16 décembre ~87 JS), atteint d'une pleurésie suite un coup de froid.

Marius était un chevallier campagnard, semblable aux anciens romains des débuts de la République. Peu mondain, il était plein de bon sens mais fort ambitieux et avide d'honneurs. De complexion robuste, doué pour les armes, il était courageux et discipliné, mais de caractère fort, violent, colérique, ambitieux et avare, d'un naturel turbulent et factieux, excessif en tout. On disait de lui qu'il était aussi admirable dans la guerre qu'exécrable dans la paix. De mœurs simples et irréprochables, il épousait les mœurs populaires, méprisait l'argent mais aspirait à la gloire. Attaché à son but, il avait peu d'égards pour la forme et savait trahir sa parole par opportinité politique. Démagogue, il flattait les populares contre le Sénat, dont il fit pourtant parti. Redoutant le tumulte des assemblées, il courtisa la multitude envers qui il savait se montrer patelin contre son caractère. Dans ses commandements, il montra une rigueur inflexible dans les punitions. Face aux soldats, il témoignait de la droiture dans ses jugements mais aussi de la colère, de l'emportement, de l'âpreté dans la voix et montrait un air farouche. Ventripotent sur la fin, ses jambes étaient envahies de varices, qu'il dut faire opérer avec une patience invincible à la douleur. A partir de ~88, il fut atteint de troubles nerveux et psychologiques du fait de l'énorme pression des événements (conflits politiques, proscriptions, fuite et coup d'état).

Marius et Sylla ont systématiquement violé par l'intimidation et les massacres les lois de la République, ouvrant la voie à la subversion finale de l'État romain par Jules César, neveu de Marius par sa tante Julia.

NOTES ASTROLOGIQUES

Avec l'Ascendant en Bélier et le Soleil en Capricorne, Marius était un homme d'une grande énergie, intrépide, courageux, animé d'une rare volonté et d'une grande ambition. A la fois entreprenant, patient et travailleur, il avait un puissant sens historique et politique. Refusant la faiblesse et les sentiments, dur et sans concessions mais droit et juste, sa capacité de travail et ses dons d'organisateur lui offrirent d'exceptionnelles perspectives de carrière. Avec Mars dignifié à l'Ascendant, maître de I et de X, du Soleil et de Saturne dignifié, Marius fit une carrière militaire exceptionnelle, alla de l'avant à marche forcée et imposa son autorité comme général et comme politique exceptionel. Uranus en chute en Taureau en I marque l'Homme nouveau issu de la campagne qui s'imposa par ses réformes militaires et agraires. L'Ascendant encadré par Mars dignifié en Bélier et Uranus en chute en Taureau montre un militaire énergique, intrépide, courageux, mais aussi brutal et cassant, capable de moyens extrêmes pour parvenir à ses fins. La Lune en Vierge au trigone de Soleil et Saturne dignifié en Capricorne en X raconte l'histoire d'une famille paysanne d'origine modeste, qui accumule sa fortune petit à petit à force de travail et d'économie, celle d'un soldat promis par son exceptionnelle compétence aux plus hauts grades militaires et dignités politiques, Imperator sur les champs de bataille et sept fois consul. De fait, Mercure conjoint à Saturne dignifié assure la durée, la continuité du pouvoir et la multiplicité des charges consulaires, tandis que le Soleil associe la gloire et le triomphe à ces fonctions. Mais la Lune en Vierge en VI, c'est aussi la parti des Populares (petits propriétaires terriens et artisans) dont Marius prend la tête pour assurer sa réussite et asseoir son pouvoir contre la volonté d'un Sénat conservateur dont Marius fera paradoxalement parti (Soleil - Saturne dignifié en X). Pour autant, le parcours politique de Marius fut difficile, il échoua plusieurs fois dans l'ascension du Cursus honorum et il portait un mépris certain envers les Corps constitués, la Noblesse du sang, tout ce qui était acquis sans effort ni travail (Jupiter en exil en Gémeaux maître de IX). D'ailleurs, avec ce Jupiter dissonnant en II, maître de VIII et XII où il s'oppose à Neptune en VIII et Pluton en XII, Marius s'éleva politiquement par des malversations, puis fit fortune en Ibérie (Jupiter) et dans les mines (Saturne) de Lusitanie de manière malhonnête, comme beaucoup de gouverneurs romains. Mais, vu son ascendant en Bélier et la Lune en Vierge, on peut affirmer qu'il destinait avant tout cette fortune plus à ses campagnes électorales qu'à son enrichissement personnel. La dissonnance Neptune-Pluton de la VIII à la XII nous parle également d'un homme au caractère violent, sombre et troublé avec l'âge. Vers la fin de sa vie, ce terrible aspect Neptune-Pluton lui fait perdre tout bon sens et le plonge dans la guerre civile contre Sulla, au sein de violences inouïes et de sanglantes proscriptions, devant fuir Rome en proscrit dans des conditions dramatiques avant de reprendre le pouvoir par un coup d'état sanglant (7ème consulat). Mais à peine consul pour la septime fois, il prit froid et mourut d'une pleurésie (Jupiter-Neptune-Pluton), laissant Rome dans l'anarchie. On notera que Marius parvint tardivement aux affaires, à plus de cinquante ans (Saturne dinifié en X). On peut encore signaler qu'il devint tribun militaire en ~132 sous la direction symbolique de la Lune à Mars et qu'il divorça et fit un riche remariage vers ~111 avec une belle jeune femme de la gens Iulia alors qu'il était déjà âgé de 47 ans (Ascendant opposé à Vénus en IX en directions primaires, Uranus - le divorce - de même opposé à cette Vénus en directions symboliques), ce remariage étant marqué par Vénus maîtresse de VII en IX (IX = dérivée III/VII = remariage). De même, ses victoires sur les Cimbres et les Teutons de ~102/~101 ont lieu sous le transit d'Uranus à 17° Capricorne sur le Soleil natal, la tempête qui s'abat sur la fin de sa vie est due à Uranus transitant à 15°-17° Poissons en opposition à la Lune natale en VI. Par ailleurs, Marius meurt avec Saturne en exil à 17° Cancer, exactement opposé au Soleil natal. Enfin, Uranus progressé en directions symboliques de 72° = 72 ans vient également à 17° Cancer en opposition au Soleil. Au plan de la santé, les auteurs anciens rapportent que Marius souffrait de varices dont il se fit opérer courageusement "à vif" (Uranus maître de la XII en chute à l'Ascendant).
Les degrés symboliques sont parlants :
- Acendant à 19° du Bélier : « Un homme cuirassé escaladant un volcan, environné d'éclairs et d'abîmes » Degré d'Exploration
 - FC à 10° du Cancer : « Une couronne d’or fleurdelisée sur fond azur, sertie de pierreries étincelantes » Degré de Succès
- Descendant à 19° de la Balance : « Un poignard planté dans une vieille porte » Degré de Folie
- MC à 10° du Capricorne : « Trois épées flamboyantes dressées en faisceau près d’un brasier ardent » Degré d'Ardeur
- Mars presque à 12° du Bélier en cadrant : « Un homme au sommet d'une montagne escarpée, illuminé par le soleil couchant, brandissant un sceptre et une couronne de lauriers » Degré de Récompense
- Uranus à 5° du Taureau : « Une couronne ornée d’un serpent à trois têtes » Degré d’Ardeur d’esprit
- Jupiter à 0° Gémeaux : « Homme escaladant un mur, grâce à une échelle de corde. Il tient une épée entre ses dents et, dans sa main droite, une arme à feu » Degré de Prouesse
- la Lune encadrant 15° de la Vierge : « Un beau camp militaire entouré d’une enceinte en bois » ou « Belle ville au pied d’une citadelle où les habitants engrangent des réserves » Degré de Prudence et de Sécurité
- Vénus à 20° du Sagittaire : « Une tiare à trois règnes auréolée de lumière » Degré de Primauté
- le Soleil à 17° Capricorne : « Deux hommes luttant avec acharnement » Degré de Lutte
- Saturne à 22° du Capricorne : « Un verre à vin renversé à côté d’un pot à eau » Degré d’Incontinence
- Mercure à 27° Capricorne : « Une horloge, un sextant et un compas » Degré de Précision